Voici donc un article de notre invitée spéciale, Cyriaque. J’ai trouvé le projet intéressant car il est axé débutantes, mais d’un autre coté je trouve que pour une scrapeuse plus aguerrie le challenge de n’utiliser qu’un seul tampon est carrément intéressant ! Et les techniques de base sont toujours bonnes à rappeler. N’hésitez pas à visiter son blog car cet article a une suite (ou un début) avec des sketchs de pages et toutes les instructions pour la réalisation de l’album lui même. J’espère que l’article vous plaira et que vous nous le ferez savoir, ainsi nous pourrons renouveler l’expérience.
Les blogs de Cyriaque:
http://scrapquipeut.canalblog.com/
http://petitespages.canalblog.com/
La décoration d’un album : utiliser ses tampons
(présentation de différentes techniques : spécial débutantes !)
Il n’est pas toujours nécessaire d’avoir beaucoup d’embellissements pour décorer un petit album : parfois, il suffit d’un tampon. En variant les techniques, on apportera de la diversité, et la répétition du motif au fil des pages établira une certaine unité à l’intérieur de l’album.
Voici un album décoré à l’aide d’un tampon fleur Katzelkraft :






Le tamponnage simple
Quelques images pour aider celles qui n’auraient jamais tamponné (on a toutes commencé un jour !) : il suffit d’encrer toute la surface du tampon.
On peut glisser sous la feuille à tamponner un morceau de mousse, style “créamousse” (l’impression se fait mieux que sur une surface très dure comme une table, par exemple).

Tamponner sur un fond imprimé peut donner de jolis résultats aussi !

Et pour nettoyer, on peut utiliser un petit chiffon microfibre qu’on lave quand il est trop sale (un bout pour nettoyer, un bout pour sécher !). Pour des encres à l’eau, c’est tout juste s’il y a besoin de produit nettoyant…

On peut aussi tamponner à la peinture, à condition de bien nettoyer le tampon aussitôt après avoir tamponné.

Ca rend particulièrement bien avec des peintures claires sur fond foncé.

La technique du cache
Cette technique permet de donner l’impression que certains motifs sont “devant” et d’autres “derrière”.
On tamponne tout d’abord le motif à cacher (sur du papier post-it, par exemple, ce qui permettra de le garder bien en place par la suite grâce à son côté collant), et on le détoure aux ciseaux.

On tamponne en gardant à l’esprit que ce que l’on tamponne en premier semblera être “devant”.

On masque le motif qu’on vient de tamponner à l’aide du cache qu’on a réalisé, et on tamponne un deuxième motif.

On continue comme cela, en veillant à toujours masquer les motifs sur lesquels une nouvelle impression viendra se superposer.

Ne pas hésiter à varier les couleurs !
Mettre en couleur un tampon
Il existe de nombreuses façons de mettre en couleur un motif tamponné, en voici deux : les crayons aquarellables (assez bon marché) et les feutres à alcool (chers, mais on peut acheter pour commencer juste quelques couleurs dont on sait qu’on se servira beaucoup).
C’est très intéressant de pouvoir coordonner ainsi les couleurs de ses tampons à celles du papier !

Après avoir choisi des crayons aquarellables de couleurs assorties à celles des papiers, passer un peu d’eau au pinceau pour fondre les couleurs.

On peut utiliser un pinceau réservoir d’eau mais un simple pinceau fait très bien l’affaire aussi.

Avec les feutres à alcool, les traces de coloriage sont presque invisibles et l’on peut obtenir de jolis dégradés, même lorsqu’on débute.

Il faut utiliser une encre compatible avec les feutres à alcool, pour que l’encre ne bave pas lors du coloriage (l’encre “Memento”, par exemple).
(Par contre pour ce qui est de la mise en couleur, je manque bien trop d’expérience pour donner des conseils !)

Je dirai juste qu’il ne faut pas hésiter à repasser sur les couleurs précédentes avec la couleur la plus claire pour les fondre entre elles.

L’effet aquarelle
Cette technique permet d’obtenir une impression un peu “floue” et elle donne de jolis résultats lorsque l’on combine deux couleurs. Il faut utiliser des encres à base d’eau. On commence par encrer avec l’encre la plus claire, et on ajoute un peu de l’encre plus foncée par endroit (surtout pas le contraire pour ne pas tâcher le boîtier encreur !).

On ne voit pas très bien sur la photo ci-dessus, mais le tampon a été encré en vert clair, puis du rouge a été ajouté sur les bords et au centre de la fleur. Ensuite, on vaporise un nuage d’eau (à environ 15-20 cm du tampon) puis on tamponne… Essuyer le tampon et recommencer !

L’embossage à chaud
Pour cette technique, il faut un fer à embosser, de la poudre à embosser et de l’encre transparente style “Versamark”.

Cette encre laisse une trace légèrement plus foncée (ton sur ton) que le papier de fond (et elle se voit beaucoup mieux sur des fonds plutôt foncés, ici, l’impression est très discrète).
On verse généreusement la poudre à embosser sur le motif qu’on vient de tamponner…

… puis on récupère la poudre qui n’a pas adhéré au motif (sur un papier plié, par exemple), et on la reverse dans son pot.

Ensuite, on chauffe avec le fer à embosser (pas trop près pour que le papier ne brunisse pas, mais pas trop loin non plus pour que la poudre fonde !).
Eviter de faire de petits mouvements comme avec un sèche-cheveux… Sinon, la poudre s’envole (c’est d’ailleurs pour cela que ça ne marche pas avec un sèche-cheveux : il souffle plus qu’il ne chauffe et la poudre s’envole avant d’avoir pu fondre…).

Quand la poudre a fondu, elle devient brillante et lisse, la différence est très nette.
La technique du “resist”
Le principe, c’est de créer sur la feuille un motif qui gardera la couleur d’origine du papier : il faut donc l’embosser à la poudre transparente (avec de l’encre transparente , type “Versamark”) pour qu’il ne “prenne” pas la couleur qu’on appliquera par la suite.
Il vaut mieux utiliser un papier de fond clair pour un effet bien visible.

(Si on utilise souvent sa poudre à embosser transparente, on peut la garder dans un bac plastique refermable, c’est plus pratique que d’avoir à remettre la poudre en trop dans le tout petit pot d’origine).

Une fois la poudre fondue au fer à embosser, on vaporise de l’encre en spray par-dessus le motif…

… et on essuie délicatement l’encre qui s’est déposée sur les motifs embossés pour qu’ils ressortent bien.

Voilà le résultat :

Tampon et perfect pearl
C’est une autre façon de “tamponner” : on tamponne d’abord le motif avec une encre transparente de type “Versamark”, puis on applique généreusement la poudre “perfect pearl” à l’aide d’un gros pinceau.
Cette poudre qui existe dans plusieurs couleurs a un aspect irisé.

Ensuite, on balaye délicatement l’excédent de poudre en veillant à ne pas effacer le motif. On fixe le tout en vaporisant un nuage d’eau puis on sèche avec le fer à embosser.

(Eviter quand même de trop frotter le motif avec les doigts, même une fois la poudre fixée…)
Petits embellissements en plastique fou et en faux cuir
On peut tamponner sur autre chose que du papier : de la “créamousse”, par exemple. Si l’on choisit de la mousse beige, le résultat obtenu donne un effet “faux-cuir“.
Il faut tout d’abord encrer le tampon pour qu’il soit prêt lorsqu’on voudra tamponner (de l’encre multi-support est préférable, mais ça marche quand même avec de l’encre “Versafine”).
Ensuite, on chauffe le morceau de mousse des deux côtés jusqu’à ce que les bords rebiquent…

… et aussitôt, on applique le tampon encré.

Selon l’encre utilisée, il faut bien attendre que l’encre sèche avant de détourer le motif obtenu.

On peut aussi fabriquer de petits embellissements en plastique épais grâce au “plastique fou“ : il s’agit d’une feuille de plastique conçue pour se rétracter pendant la cuisson, devenant alors 7 fois plus petite et 7 fois plus épaisse.
(Dans l’idéal, on tamponne avec une encre tout support, mais ça marche aussi avec de l’encre versafine si l’on tamponne du côté lisse de la feuille et qu’on ne touche pas le motif encré jusqu’à ce que l’opération soit finie : une fois le plastique chauffé et rétracté, l’encre est fixée).

On peut percer un petit trou (à l’aide d’une petite perforatrice, par exemple) qui servira d’une part à tenir le morceau de plastique pendant qu’on le chauffe (sinon, ça s’envole de tous côtés !) et d’autre part à fixer la petite décoration obtenue sur la page (par une ficelle, une attache parisienne…).
Par contre, si on veut détourer le motif, c’est AVANT de chauffer, car après, le plastique est bien trop dur et épais (sur les photos ci-dessous, j’ai omis cette étape car trop difficile de chauffer et de photographier le motif détouré sans qu’il ne se colle sur lui-même …).
On chauffe donc à l’aide du fer à embosser (ou au four) jusqu’à ce que le plastique se soit complètement rétracté.

La petite décoration est alors redevenue plate (on peut aussi finir de l’aplatir en posant dessus quelquechose de dur, plat et lisse pendant que c’est encore chaud).

La photo ci-dessus permet de se rendre compte de la taille obtenue après rétrecissement (la petite fleur de gauche est en plastique fou tandis que celle de droite est simplement tamponnée).
Décorer une impression au tampon
On peut décorer les motifs tamponnés de toutes sortes de façons, en voici quelques-unes.
Avec des boutons :

Avec des attaches parisiennes :

Avec des strass :

Avec des demi-perles :

Les fleurs ci-dessus sont également cernées de “Glossy accent” (vernis transparent en volume).
Avec du vernis pailleté comme le “Stickles” :

Alors… A vos tampons !